Bon, je pense que je l'ai dit, redit; et re-redit en ces lignes, je suis un peu la réincarnation dePierre Richard du XXIème siècle.
C'est assez drôle pour les autres.
De voir à quel point tu es gauche, à quel point tu es capable de te prendre le seul mini-trou de la rue longue de 5 km et large de 200 mètres, et
de te tordre la cheville
De voir à quel point tu es maladroite, capable de renverser 3 jours de suite( ! ) ton café sur bureau avec de
préférence bien entendu des papiers importants à proximité, et si possible également un document que tu devais signer et renvoyer à une agence.
( Variante : tu renverses ton café directement sur ton clavier, histoire de faire cramer tout ton disque dur dont tu n'as bien entendu pas
fait de sauvegarde sur disque dur externe depuis....jamais ).
De voir à quel point tu es pataude et capable, au choix de :
- casser un verre à un dîner un peu guidé où tu ne connais presque personne
- te faire une tache au bout de 30 secondes sur la robe toute jolie que tu mets pour la première fois
- chercher ton téléphone pendant toute une après-midi, retourner ton appart, appeler tous tes potes pour leur demander si ils ne l'auraient pas récupéré la veille par inadvertance, prévenir la
police, Facebook, Interpol, pour finir le retrouver dans ton sac, à un endroit où il avait toute la légitimité d'être depuis le début
- te prendre les talons dans l'ourlet de ton pantalon, et t'étaler de tout ton long dans le métro...
J'en passe et des meilleures.
Et puis vendredi dernier, une histoire que quand tu la racontes on a l'impression que tu mitonnes tellement qu'on dirait un
film.
Que si j'avais pas des personnes dans mon entourage qui pouvaient témoigner, on me dirait d'aller au choix directement à Sainte Anne, au service dedésintoxication de la mythomanie, ou chez Thomas Langmann pour faire le remake d'une comédie française encore
plus pourrie qu'Astérix aux jeux olympiques.
( Aparté à ce stage du récit : je tiens à préciser -pour une fois diront les mauvaises langues,mais ceux-là n'auront pas
voix au chapitre, car ce sont des mauvaises langues justement- que je n'étais pas particulièrement éméchée à l'issue de cette soirée)
Je rentre donc, et il se trouve que le code de mon interphone a changé dans la semaine.
Mais que, me connaissant, j'ai bien pris soin de noter le code en question sur un petit bout de papier, au cas où je l'oublierais.
Et que bien entendu, j'ai immédiatement perdu ce petit bout papier.
Bref.
Me voici donc devant la porte me souvenant malgré tout du code en question.
Du moins croyais-je m'en souvenir.
MAis alors, PAS UNE SECONDE, je n'ai remis en cause le fait que ce ne pouvait pas être celui-là.
PAS UNE SECONDE, puisqu'au bout de 3 essais infructueux, je maugrée, je m'énerve, je m'étonne qu'ils aient changé ce foutu code à peine installé et appelle mon CeT pour lui faire part de mon grand
courroux.
MAis que le CeT ne capte pas bien sûr, dans le lieu de débauche où il se trouve encore, lui.
Au bout de 5 minutes de trépignement, je m'apprête donc au choix, à retourner sur le lieu de débauche sus-nommé ( 20 € de tacos quand même, après les 20 € de l'aller ) ou aller dormir chez mes
parents qui sont un peu moins loin.
Et de laisser un mot sur la porte de l'immeuble pour lui dire de me rejoindre ( so discrete ).
Au bout de 5 messages laissés sur son répondeur alternant la colère / l'énervement / la résignation et la fatigue, un éclair ( de génie ?!!...) me dit de faire la même combinaison de chiffres et de
lettres dans un ordre différent.
Et, le croirez-vous ?!!...
La porte s'est alors ouverte.
Si si.
Au bout de 15 minutes à m'acharner et m'énerver dans le froid.
Une simple combinaison à changer.
Qui avait vraiment été à deux doigts de me faire redépenser 20 boules pour rien, avec lever (car oui, bien entendu on devait se lever tôt le lendemain ) dès potron-minet pour regagner mes
pénates.
Mais NON NON, c'était ces (censuré) de je ne sais pas qui d'ailleurs, qui s'étaient amusés à changer le code EXPRES pour m'embêter.
Et m'empêcher de rentrer chez moi tranquillement un samedi à 2 heures du mat.
Mais le fait que la combinaison n'était peut-être pas dans le bon ordre, ça, non, ça ne m'a pas ( tout de suite ) effleuré.
Et pour la suite les cocos ( car il y a une suite, et elle est encore plus improbable ), et ben ça attendra la prochaine fois car je suis fatiguée de
taper et puis que c'est moi qui décide d'abord.
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